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Université de Lomé : Chinois, russe, turc, portugais, l’offre linguistique s’élargit

Le portugais, le russe, le turc et le chinois. Dès la rentrée universitaire d’octobre, ces quatre langues viendront s’ajouter à l’offre de formation de l’Université de Lomé. Jusqu’ici, l’enseignement des langues étrangères reposait principalement sur le français et l’anglais. La donne change.

La décision n’est pas anodine. Elle intervient alors que les échanges entre le Togo et le reste du monde prennent de l’ampleur. L’université entend aligner ses formations sur les réalités du marché de l’emploi et offrir à ses étudiants de nouvelles portes d’entrée professionnelles.

Le chinois, une structure déjà en place

Pour le chinois, l’Université de Lomé ne part pas de zéro. L’Institut Confucius, déjà implanté sur le campus, servira de socle. Les étudiants pourront s’appuyer sur une structure existante, avec des enseignants et des méthodes éprouvées. Un avantage considérable pour lancer rapidement une filière crédible.

Les trois autres langues ouvrent des perspectives différentes. Le portugais, tourné vers l’Afrique lusophone et le Brésil. Le russe, dans un contexte de rapprochement diplomatique et économique avec Moscou. Le turc, vers une puissance qui multiplie les investissements sur le continent. Chacune correspond à un espace avec lequel le Togo entretient ou cherche à renforcer ses relations.

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Malgré ces nouveautés, l’anglais conserve sa place. La proximité du Ghana et du Nigeria, deux poids lourds anglophones de la sous-région, en fait une compétence quasi incontournable pour les étudiants et les professionnels togolais. Les entreprises locales, engagées dans des échanges avec leurs voisins, recherchent des collaborateurs capables de travailler dans cette langue.

Mais les besoins évoluent. Les opérateurs économiques s’intéressent à de nouveaux marchés, en Asie, en Europe de l’Est, au Moyen-Orient. Un collaborateur polyglotte devient un atout stratégique. L’université l’a compris.

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Cette diversification linguistique s’inscrit dans une démarche plus large : rapprocher la formation universitaire des exigences du terrain. Les étudiants qui maîtriseront plusieurs langues élargiront mécaniquement leurs compétences et se positionneront mieux sur un marché de l’emploi désormais ouvert sur plusieurs espaces internationaux.

L’Université de Lomé ne se contente pas d’ajouter des cours. Elle prépare ses diplômés à un environnement mondialisé, où la maîtrise des langues est devenue un critère de recrutement. La rentrée d’octobre marquera le coup d’envoi. Reste à voir combien d’étudiants s’engageront dans ces nouvelles filières. Le potentiel est là. La demande aussi.

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